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(Passion, Evasion, Récréation Evènementielle), AIXPERE LA DURANNE.

 

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Création du site

Pascal ROCCA

Septembre 2006

Modification le:

9 NOVEMBRE 2011

 

ANIMATION SUR LA RANDO PEDESTRE PEDAGOGIQUE SUR L'ARBOIS

Le 17 avril 2011, lors de la randonnée pédagogique organisée par Duranne Animation, nous avons présenté le Bunker de la Duranne situé sur le parcours de la randonnée

Pour apporter une touche de ce lieu historique, nous nous sommes habillés en tenue américaine et nous avons plaçé les deux jeep willys devant l'entrée du bunker.

 

 

 

LE BUNKER DE COMMANDEMENT

DE L’AÉRODROME DES MILLES

Ce Bunker connu de chasseurs, paysans et promeneurs a tenu un rôle important pour l’armée allemande pendant la deuxième guerre mondiale d’octobre 1942 à août 1944.

Il avait pour but de surveiller l’aérodrome des Milles ou une unité d’appareil du groupe de chasse Jgr.200 de la Lüftwaffe  était basée en alerte sur cet aérodrome.

Un poste important et stratégique placé sur une bute le long d’une barre rocheuse qui apportait une protection naturelle contre toutes attaques au sol.

Ce point haut du secteur, était favorisé d’une large vue dégagée sur la plaine des Milles, les routes,le croisement de Saint Pons, le passage à niveau, l’aérodrome et l’ancienne Tuilerie de sinistre mémoire.

Ce bunker, avait le rôle de commandement de l’aérodrome, la surveillance et la protection de celui-ci.

Equipé de deux Tobrouks d’arment spécifiques positionnée sur le bunker pour la défense anti-aérienne, il pouvait répondre à toutes menaces venant du ciel et protéger les appareil au sol.

Il existe 4 autres tobrouks non loin du Bunker protégeant la face Nord, Sud, est et Ouest. L’ensemble était entouré de fil à barbelés, nous pouvons voir encore les piquets situés en contre bas de la barrière rocheuse et alentour du Bunker.

Sur celui-ci, était positionné un énorme projecteur qui pouvait éclairer le ciel la nuit en cas d’alerte, l’aérodrome, les routes, le rail et l’ancienne tuilerie.

D’ailleurs, un avion des forces alliées a était abattu et s’est écrasé non loin de là sur le secteur du château Saint Pierre proche de Calas.

On raconte que le pilote a sauté en parachute et a réussi à s’échapper, recueilli par un paysan, il a attendu jusqu'à l’arrivée des forces alliés pour pouvoir sortir de sa cache.

Il est resté caché sur le secteur de la ferme de Lagremeuse chez le paysan qui l’avait recueilli.

Dès les débuts de l'aviation, notre région a connu une activité aéronautique. C'est en effet, en octobre 1908 qu'a été créé l'Aéro Club de Provence ! Dans les années 1930, l'aviation légère s'est développée d'abord à Marignane puis sur d'autres terrains, notamment celui de L'Enfant situé juste au sud du terrain actuel des Milles.

L'Aéro Club de Provence s'y est installé en 1936. Tout sera détruit pendant la guerre. En 1939, l'Etat aménage un terrain à coté village des Milles

 

                          

 

 

 

 

Photos de l'aérodrome à ce jour et de la base 114 en 1949                         

De 1942 à 1944, il est occupé par les Allemands. Des Messerschmitt 109 étaient abrités et dissimulés sous des filets de camouflage au nord du terrain.

En 1945, le terrain renaît avec l'installation d'une escadrille et le bataillon de l'air 114, qui deviendra la base aérienne 114, est créé en 1949.  

Dès 1945, une activité civile se développe en vol moteur et vol à voile. Les planeurs se déplaceront ensuite vers des zones plus favorables et moins fréquentées, comme Vinon et les Alpilles.

L'Union Populaire Aéronautique de Provence deviendra l'aéro-club Aix - Marseille en 1969.  

La piste en dur actuelle de 1600 m date de 1973. Aujourd'hui, après le départ de la B.A. 114 en 2000, l'aérodrome est entièrement civil et dédié à l'aviation générale.

HORST RIPPERT, PILOTE ALLEMAND DU JGR 200 BASÉ SUR L’AÉRODROME DES MILLES

PHOTO DE HORST RIPPER SUR SON MESSERSCHMITT BF 109

PEUT ÊTRE CELUI QUI A ABATTU LE LIGHTNING P38 D’Antoine de Saint-EXUPÉRY

À l’été 1944, Horst Ripper avait 24 ans et déjà plusieurs victoires aériennes à son actif. Affecté au groupe de chasse Jgr.200 de la Lüftwaffe, il faisait partie des rares pilotes encore présents dans le sud-est de la France.

Le 31 juillet 1944, deux semaines avant le débarquement des alliés en Provence, Horst Rippert est en alerte sur l’aérodrome des Milles. À la mi-journée, il reçoit l’ordre de décoller : les radars ont repéré un avion ennemi qui croisait à très haute altitude au-dessus d’Annecy, avant de mettre le cap au sud et de disparaître des écrans.
Entre Les Milles et Hyères, le jeune pilote allemand ne rencontre personne. Il oblique alors vers Toulon pour rentrer à la base. C’est là qu’il aperçoit un Lightning P 38 volant vers Marseille, 3000 m plus bas. Il le suit à distance, le voit amorcer un virage vers le large, puis un autre vers la terre.

Lino von Gartzen, qui a enquêté avec Luc Vanrell sur la disparition de Saint-Ex, a recueilli les souvenirs du pilote. C’est Horst Rippert qui raconte : "Après l’avoir suivi, je me suis dit, mon gars, si tu ne fous pas le camp, je vais te canarder. J'ai plongé dans sa direction et j'ai tiré, non pas sur le fuselage, mais sur les ailes. Je l’ai touché. Le zinc s’est abîmé. Droit dans l’eau. Il s’est écrasé en mer. Personne n’a sauté. Le pilote, je ne l’ai pas vu. J’ai appris quelques jours après que c’était Saint-Exupéry. J’ai espéré, et j’espère toujours, que ce n’était pas lui. Dans notre jeunesse, nous l’avions tous lu, on adorait ses bouquins. Il savait admirablement décrire le ciel, les pensées et les sentiments des pilotes. Son œuvre a suscité la vocation de nombre d’entre nous. J’aimais le personnage. Si j’avais su, je n’aurais pas tiré. Pas sur lui."

Ce jour là, Horst Rippert a donc tué son héros, celui qui sans le savoir lui avait donné envie de tutoyer les nuages. C’est en partie ce qui explique les 64 ans de silence qu’il s’est imposé.
Après la guerre, le jeune pilote se reconvertit. Il devient journaliste et entre à la ZDF, la 2e chaîne de télévision allemande. Il finira par diriger le service des sports. En 1972, il faisait d’ailleurs partie de l’organisation des JO de Münich, au cours desquels un commando de huit palestiniens prit en otage et assassina onze athlètes israéliens. "Vous imaginez ce que serait devenue ma carrière si on avait su ce que j’avais fait pendant la guerre", confiera-t-il à Lino von Gartzen au cours de leurs entrevues pour justifier son mutisme.

Depuis avril 2004 et l’identification formelle de l’épave du Lightning que pilotait Saint-Ex, Horst Rippert s’attendait à voir débarquer quelqu’un d’un jour à l’autre. Quelqu’un qui lui demanderait : "Que savez-vous de la disparition de Saint-Exupéry ?" C’est désormais chose faite. (LA PROVENCE)